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Couverture du livre “CSS avancées” !
Aux dernières nouvelles, l’ouvrage sera en librairie vers le 20 mars… et un peu plus tôt dans ma boîte aux lettres ;)

Couverture du livre “CSS avancées” !

Aux dernières nouvelles, l’ouvrage sera en librairie vers le 20 mars… et un peu plus tôt dans ma boîte aux lettres ;)

Mini-concours : devinez le titre du livre

Mon livre sur les CSS est en cours de relecture typographique, il sortira dans vos librairies préférées (et en e-book) au courant du printemps.

En attendant cet événement (pour moi en tout cas), je propose un petit concours très simple et très rapide : la première personne qui devine le titre complet et précis du livre gagnera un exemplaire dédicacé que je lui enverrai personnellement.

Si cela peut vous aider, je vous rappelle que j’ai publié récemment son sommaire et contenu.

Pour participer, laissez simplement un commentaire à la suite de ce billet, sans oublier de faire figurer une adresse e-mail ou votre site web pour que je puisse vous joindre si vous êtes l’heureux gagnant.

EDIT : le titre définitif est “CSS avancées, vers HTML5 et CSS3”.

Nous avons a priori deux gagnants : 

J’attends confirmation de l’éditeur pour déclarer officiellement les gagnants.
Jan 8

“Ecrire un livre” Partie 3 : publication et promotion

Bon, ça y est, le plus dur est fait : vous avez passé les étapes de la genèse et de la rédaction de votre ouvrage.

Il ne reste plus qu’à le publier !

Je pars du principe que, comme moi, vous avez fait appel à une maison d’édition.

La publication

Avant d’être enfin disponible chez nos kiosques préférés, votre manuscrit va transiter par moults étapes : une relecture typographique et technique, puis une mise en page, l’impression des premiers exemplaires, la négociation avec les revendeurs, et la distribution vers ces revendeurs.

Chacune de ces étapes passe généralement par des intermédiaires extérieurs qui se font une joie de prendre une part de votre gâteau (d’où le “faible” pourcentage de droits d’auteur qu’il vous reste).

Cette danse des intermédiaires peut durer plusieurs mois. Période durant laquelle vous ne cesserez de scruter toutes les librairies en ligne et les boutiques de la ville pour déceler le moindre indice de votre oeuvre dans leurs stocks.

La promotion

Pour ce qui est de la promotion de votre livre, là aussi une bonne partie est assurée par l’éditeur : entre les publicités, affiches, lettres d’infos, stands pendant les conférences et les réseaux sociaux, il y a de quoi faire ! Si votre éditeur est performant, votre livre se vendra “tout seul”.

De votre côté, n’hésitez pas à faire votre promotion également… sans en abuser : évitez de parler de votre projet tous les jours ou à chaque fois qu’un nouveau chapitre est rédigé.

Ne vous concentrez que sur les moments importants : annonce du projet, diffusion de la table des matières, annonce de la date de sortie officielle, etc. Sans plus.

Concentrez-vous sur les réseaux susceptibles d’être intéressés par votre ouvrage et évitez de spammer vos anciens collègues de fac de sport qui n’en ont rien à cirer.

Sans surprise, n’hésitez pas à profiter des réseaux sociaux à la mode (Facebook, Twitter, Viadeo, LinkedIn) ou votre blog si vous en avez un.

Faites la liste des ressources externes citées dans votre livre et avertissez leurs auteurs de la publication de votre ouvrage (si possible, offrez-leur un exemplaire). Ils seront généralement ravis d’être mentionnés et pourront même diffuser l’information si le coeur leur en dit.

Quel que soit le message que vous voulez transmettre, faites en sorte d’être original : sortez des sentiers battus, des habituels et lassants communiqués de presse dont personne prête attention. 

Pensez à acheter quelques magazines spécialisés et contactez-les en leur présentant votre livre, … et croisez les doigts.

Et pour finir, imaginez des slogans ou autres maximes au sujet de votre ouvrage : peut-être, qui sait, que votre premier fan vous demandera un exemplaire dédicacé :)

Bonne chance dans votre aventure !

“Ecrire un livre” Partie 2 : la rédaction

Après la genèse du projet, voici à présent la deuxième partie de ma petite et courte expérience d’auteur.

Il s’agit bien de la partie de rédaction proprement dite, vous l’aurez deviné.

Le lancement du projet

Ho ho ho, votre contrat d’édition est signé ? Toutes mes félicitations. A présent, il ne reste plus qu’un détail à régler : écrire votre manuscrit (ou “tapuscrit” selon l’éditeur). Bref, il ne vous reste plus qu’à commencer à mettre les mains dans le cambouis.

Une très longue période va débuter à présent : la recherche de toute la base de connaissances, de visuels, de techniques et d’astuces que vous allez non seulement devoir amasser, mais aussi et surtout décortiquer, analyser, compartimenter et organiser.

Vous puiserez vos informations essentiellement d’Internet, d’autres livres ou de votre propre expérience. Sachez extraire le bon grain de l’ivraie : il est plus que courant de trouver des données obsolètes ou erronées sur le Web.

C’est au cours de cette période que vous affinerez votre Table des Matières initiale et que vous vous rendrez compte qu’il y a beaucoup plus de choses à dire que vous ne le pensiez au départ. Pire, il y a beaucoup de domaines qui vous sont bien moins connus que vous ne le croyiez.

La rédaction

Votre éditeur vous fournira un fichier modèle (Word, OpenOffice ou autre) contenant toutes les indications utiles, et surtout l’ensemble des styles de textes à appliquer correctement sur votre document (titrages, remarques, codes, citations, tableaux, illustrations, etc.).

Et c’est tout.

Ce sésame en main, c’est à vous de l’alimenter au jour le jour pendant les quelques petits mois à venir (en ce qui me concerne, j’ai passé près de 9 mois pour rédiger mon premier livre CSS, et presque autant pour mon livre de photo).

Soyez prêt à faire des concessions et des sacrifices et surtout : prenez des notes, partout, tout le temps. Sur un bloc-note, un dictaphone, votre téléphone.

Vous allez vous poser plein de questions pendant cette période, principalement :

  • par quoi commencer ?
  • quel cheminement suivre ?
  • comment savoir ce qui est important ? vendeur ?
  • dois-je tout écrire au kilomètre et mettre en forme à la fin ?
  • dois-je m’occuper dès le départ des illustrations et de l’indexation des mots ? 
  • mais qu’est-ce qui m’a pris de me lancer là dedans ?

Autant d’interrogations légitimes auxquelles je ne peux que donner mon avis purement subjectif.

Après avoir testé plusieurs pistes, j’en suis arrivé à cette méthodologie personnelle :

  • commencez par établir une Table des Matières la plus précise et exhaustive possible, cela permettra plus tard de mieux estimer le temps à passer par chapitre,
  • ne vous occupez pas forcément de la partie introductive dès le départ (préface, remerciement, présentations) : le contenu viendra bien plus facilement en milieu ou fin de projet,
  • au contraire, commencez par rédiger le premier chapitre de contenu, puis… avancez au gré de vos envies : cela vous permettra de greffer au fur et à mesure des informations fraîchement piochées plutôt que de les oublier dans un coin,
  • essayez tout de même d’avancer par chapitres complets, de manière à définir des jalons objectifs, sinon vous ne saurez jamais où vous en êtes ni le temps qu’il vous reste,
  • ne vous occupez de l’indexation des mots qu’en toute fin de projet, lorsque vous aurez du recul sur la pertinence de chacun,
  • idem pour les illustrations : gardez toutes les illustrations et captures d’écran pour la fin : combien de fois m’est-il arrivé de devoir modifier une image parce que le site ou la ressource en question avaient changés durant mon projet ?
  • préface ou pas préface ? En ce qui me concerne, je trouve qu’une préface ajoute un crédit non négligeable à l’ouvrage, surtout si vous avez la chance d’être préfacé par une figure de votre domaine.

Le grand rush final

Puisque vous avez réussi à respecter vos délais contractuels (ce qui est déjà un réel exploit), ne croyez pas être sorti d’affaire. Au contraire, vous allez connaître le grand rush de la livraison : l’éditeur va vous expliquer que ce que vous avez fait est génial (en tout cas j’espère pour vous), mais qu’il va falloir modifier plein de choses : votre style typographique est parfois hésitant ou simpliste, quelques codes ou illustrations ne sont pas au goût de l’imprimeur, etc.

Après ces modifications, à finir pour hier bien-entendu, un relecteur typographique et un relecteur technique désignés par la maison d’édition vont décortiquer votre manuscrit sous toutes ses coutures. C’est le moment où il faudra témoigner d’une grande réactivité pour effectuer les modifications. Je me souviens d’une soirée d’échanges de plus de 50 e-mails avec l’un de mes relecteurs qui s’est prolongée bien après minuit.

Ce dernier épisode très stressant laisse place à un nouveau sentiment chez vous : vous avez réussi. Vous êtes venu à bout de ce projet titanesque.

Le reste de l’aventure (mise en page, mise sous presse, distribution, marketing et communication) n’est plus tout à fait entre vos mains…

Demandez le programme !

Toutes les bonnes choses ont une fin. C’est ainsi qu’un travail long de plusieurs mois est en passe de se finaliser petit à petit.

Le contenu de mon futur livre sur CSS, à paraître au courant du printemps 2011, est pour ainsi dire finalisé, et j’avoue être assez satisfait des contenus et thèmes qui y sont évoqués :

  • Fonctionnalités de CSS 2.1 oubliées à cause d’IE6 (sélecteurs d’adjacence, de parenté, d’attribut, génération de contenus en CSS, règles @) ✓ 
  • Schémas de positionnement “classiques” détaillés, avec astuces ✓ 
  • Positionnement “avancés” (inline-block, modèle tablulaire, modèle de boîte flexible et autres positionnements CSS3) ✓ 
  • Microformats ✓ 
  • Gestion de projet en CSS, optimisation des performances, frameworks et outils CSS ✓ 
  • HTML5 (syntaxe, attributs, formulaires, audio, video, canvas, APIs) et CSS3 (propriétés, sélecteurs, préfixes, media queries, transformations, animations) ✓ 
  • Compatibilités navigateurs, résolution de bugs (hacks, commentaires conditionnels, haslayout) ✓ 
  • Multimédia : CSS screen, CSS pour mobiles,  CSS pour l’impression, CSS et messageries, médium vocal, médium de projection et médium de télévision ✓ 
  • 18 exercices pratiques décortiqués (et placés en ligne pour consultation),
  • 3 quiz de connaissances ✓ 
  • Plus de 230 illustrations (todo)

Attendez-vous à avoir d’autres nouvelles au fur et à mesure de l’avancement de ce projet titanesque et à très bientôt pour ceux qui attendent de pouvoir le tenir entre leurs mains (moi en l’occurrence ;)).

“Ecrire un livre” Partie 1 : la genèse du projet

Comme j’ai pu l’évoquer récemment, écrire un livre est une expérience enrichissante, chronophage et exténuante à la fois.

J’ai eu la chance de publier quelques ouvrages (conception web et photographie) auprès de deux éditeurs bien connus en France : Eyrolles et Dunod, et je m’apprête à finir la rédaction d’un (nouveau) livre sur le langage CSS.

Entre deux lignes de texte de mon “manuscrit”, je reviens sur le parcours que j’ai suivi pour en arriver là et j’en profite pour relater cette expérience au sein de ce carnet personnel… au cas où cela puisse servir à d’autres.

Ce billet sera scindé en trois parties : la genèse du projet, la rédaction, et la publication et promotion du livre.

Pourquoi publier un livre ?

La première question qui vient à l’esprit est “mais qu’est-ce qui peut nous prendre à vouloir publier un livre ?”.

De ma courte expérience en la matière, j’ai pu retenir quelques motivations parmi d’autres :

  • L’argent. Si c’est là votre seul moteur, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous : ce ne sont pas les 7 à 8% de droits d’auteur qui vont vous permettre de vous offrir votre Rolex à 50 ans. Bien sûr que la vente de votre livre rapportera de l’argent, mais ne comptez pas (uniquement) là dessus.
  • La notoriété. Bien plus difficile à évaluer, la crédibilité apportée par la publication d’un ouvrage est indéniable. Celui-ci vous confère un statut d’expert dans votre domaine… à assumer ensuite.
  • Vouloir laisser une trace. Pour vos petits enfants ou l’humanité, laisser une trace et marquer les esprits pendant quelques années, ou plus si votre livre est conservé au sein des foyers, ça n’a pas de prix.
  • Goûter à une expérience inédite. Se construire grâce à de nouvelles expériences, tenter l’impossible, sauter du haut d’un pont, rédiger un livre. Autant de sources d’adrénaline et de défis à relever qui nous forgent et nous renforcent. 

Au final, je pense qu’il s’agit bel et bien d’un mélange de tout ça, à dosages différents selon votre personnalité.

Savoir être original

Parce que c’est bien sympa d’écrire un livre, mais si son contenu peut être original, ça facilitera quand même grandement les choses.

En ce qui me concerne, j’ai eu la chance en 2005 de m’intéresser fortement à un thème alors en vogue dans les pays anglophones, mais encore peu répandu en France : le langage CSS. Muriel, mon éditrice chez Eyrolles, m’a alors très rapidement témoigné un vif intérêt pour ce sujet malgré le risque existant.

Et c’est justement là que tout se joue : un éditeur doit faire la part des choses entre le risque et la sécurité. Une technologie peut être formidable et se révéler difficile à vulgariser sous forme d’ouvrage et devenir un désastre à la vente.

A l’opposé, certains domaines sont devenus rapidement des valeurs sûres pour une maison d’édition : les langages HTML5 et CSS3 ou encore les différents modèles d’appareil photo reflex (chaque éditeur publie son livre technique dès qu’un nouveau modèle d’APN voit le jour… avant même qu’il ne voie le jour).

A vous de choisir si vous souhaitez vous démarquer et prendre le risque de proposer un sujet personnel et atypique, ou opter pour un thème plus classique et assuré de toucher un plus large public.

Trouver un éditeur

Votre sujet en tête, il ne vous reste plus qu’à trouver une maison d’édition qui prenne en charge le projet de votre vie.

La liste des éditeurs est longue quel que soit le domaine (Google est votre ami), mais vous devez vous douter que ce ne sont pas des philanthropes : ils ne prennent de risque que s’ils sont assurés du succès de l’ouvrage. J’ai eu pour ma part beaucoup de chance de séduire Eyrolles instantanément (un dimanche après-midi à la suite d’un simple e-mail) car l’éditrice cherchait justement un auteur sur ce thème.

C’est à vous de les convaincre de votre potentiel et de la communauté susceptible d’être intéressée par votre idée. Si vous êtes déjà un peu reconnu - ou considéré comme un expert - pour ce sujet, ça facilitera grandement les échanges.

Opter pour l’autopublication ?

Les atouts de l’auto-publication n’échapperont pas à votre perspicacité : le moindre centime vendu ira dans votre poche. Mais c’est sans compter que vous allez devoir tout faire par vous même : l’impression page par page de chacun des exemplaires de votre livre, sa publicité, son acheminement vers les points de vente ou sa livraison aux clients.

Si vous avez essuyé un refus de la part de toutes les maisons d’édition ou si les droits d’auteur proposés ne vous satisfont pas, sachez qu’un certain nombre de services en ligne permettent de vous auto-publier :

Pour en savoir plus sur les avantages et inconvénients de chacun (coûts cachés, fonctionnement), parcourez tranquillement ce sujet et l’ensemble des commentaires associés.

Quid de l’e-book ?

Un e-book, ou livre électronique, n’est autre qu’une version numérique d’un ouvrage sous forme de fichier (Word, PDF) et lisible sur ordinateur, iPad ou autres lecteurs dédiés (Kindle Amazon par exemple).

Ce type de format offre un certain nombre d’avantages :

  • une navigation intuitive : les liens hypertextes de l’index ou du sommaire pointent directement vers la bonne section de contenu,
  • une recherche facilitée : un moteur de recherche permet d’atteindre les termes souhaités instantanément,
  • une capacité à pouvoir zoomer sur la page, augmenter son contraste ou modifier l’intensité lumineuse,
  • etc.

Publier un livre sous forme d’e-book vous dispensera de nombreux frais de diffusion et d’acheminement, mais aussi et surtout d’impression.

Une foule de paramètres doit cependant être pris en compte pour espérer vendre décemment quelques ouvrages électroniques, à commencer par les différentes protections contre le téléchargement et les copies illégales et le respect des droits d’auteur.

Généralement, seules les grosses plate-formes de téléchargement des éditeurs offrent ces garanties minimales. D’ailleurs mes deux maisons d’édition préférées se sont elles-aussi lancées sur ce marché en devenir :

Signer un contrat d’édition

Vous avez convaincu un éditeur de vous suivre dans votre aventure ? Parfait !

L’étape suivante consiste à co-signer le document qui va vous lier pour quelques années : le contrat d’édition.

En règle générale, la maison d’édition requiert un certain nombre de garanties et de preuves de vos facultés “littéraires” avant de s’engager : une Table des Matières (TDM), voire un ou deux chapitres vous seront réclamés.

Le contrat établit les rôles et devoirs de chacune des parties :

  • Impression, publication et promotion sont autant de tâches qui incombent à la maison d’édition,
  • La valeur des droits d’auteurs est fixée en pourcentage du prix hors taxe d’un exemplaire vendu (comptez entre 6 et 10%),
  • Le contrat stipule la durée de session et les modalités en cas de réimpression (stocks écoulés) ou réédition (à vous d’assurer la mise à jour complète du livre s’il devient obsolète),
  • Le nombre de tirage minimal est défini par contrat (comptez entre 1500 et 2500),
  • La plupart des éditeurs offrent un lot d’exemplaires auteur qui varie entre 5 et 20,
  • Enfin, des clauses particulières peuvent s’appliquer (droits d’édition, droits sur des versions ebooks ou autres CD ou DVD).

La rétribution des droits d’auteurs a lieu habituellement une fois dans l’année, au regard de l’ensemble des ventes cumulées de l’année précédente. Elle est bien évidemment soumise à l’imposition sur le revenu.

    C’est parti !

    Vous avez passé tous les écueils liés au démarrage de votre projet et celui-ci démarre enfin.

    Dans un prochain billet, j’évoquerai la (longue) phase de rédaction, mais en attendant je vous souhaite bien du courage !